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Entre deux rives – photo éditoriale

Vous êtes ici dans un espace qui m’appartient et qui vous appartient. Un espace qui n’existe pas encore tout à fait, mais qui prend forme, mot après mot, comme ce roman que j’ai mis vingt ans à oser écrire.

Ce blog sera mon carnet de bord. Pas un espace de communication soigneusement lissé, pas une vitrine — mais un lieu de pensée vivante, d’interrogations sincères, de partages parfois maladroits. J’y écrirai sur la littérature : la mienne, celle des autres, les livres qui m’ont sauvé et ceux qui m’ont dérangé. Sur l’Afrique, le Burundi, la Belgique, et les espaces qui n’appartiennent à aucune de ces géographies et à toutes à la fois. Sur le cinéma, les jeunes, l’engagement, le sport comme diplomatie, la technologie comme outil d’émancipation. Sur ce qui m’émeut, ce qui m’indigne, ce qui m’inspire.

J’ai grandi avec la conviction qu’on ne choisit pas ses origines mais qu’on choisit ce qu’on en fait. Ma double appartenance — burundaise et belge, africaine et européenne, Hutu et Tutsi à la fois — a longtemps été perçue comme une tension, un problème à résoudre. J’ai fini par comprendre que c’était ma plus grande richesse. Ce blog est le lieu où j’explore cette richesse avec vous.

En 2025, j’ai publié deux articles dans Iwacu sur les tensions entre le Burundi et le Rwanda. Les réactions ont été vives — parfois violentes. J’ai appris que poser une question sincère peut être perçu comme une trahison. Mais j’ai aussi découvert que des dizaines de personnes, en silence, vous écrivent pour dire merci. C’est pour elles — pour vous — que j’écris.

« Au-delà des tensions, nous partageons tous la même crainte de voir le Burundi sombrer à nouveau dans le chaos, le même espoir de voir nos enfants grandir dans un pays en paix, la même fierté d’appartenir à une nation qui se relève. »
— B. Claude Ntahuga, Iwacu, mars 2025

Je vous invite à lire, à réagir, à débattre — avec la conviction que le dialogue sincère, même inconfortable, est le seul chemin qui vaille la peine. Discutons, débattons, mais restons humains.

— B. Claude Ntahuga, Bruxelles, juin 2026

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