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Le chant des rives — Roman

Roman autobiographique de B. Claude Ntahuga · Juin 2026 · MOFTAL éditions. Une fresque intime et historique sur l'enfance burundaise, la mémoire des violences de 1993 et la quête d'une identité réconciliée.

20.00 

Couverture du roman Le chant des rives
Quatrième de couverture
Couverture du roman Le chant des rives
LE LIVRE S'OUVRE AINSI

Prologue — Incipit

« Le soir tombait doucement sur Bujumbura, enveloppant la ville d’un voile de mystère. Les derniers rayons du soleil se reflétaient sur les toits en tôle ondulée, projetant des ombres allongées sur les rues poussiéreuses. L’air était dense, saturé des odeurs de la terre chauffée par la journée et des braises de charbon allumées pour les repas du soir. Bien que l’agitation fût habituelle, quelque chose d’inexplicable flottait dans l’air, une tension invisible qui semblait faire vibrer les murs et les cœurs. »

Le chant des rives, Prologue
DE QUOI ÇA PARLE

Résumé

Au cœur du Burundi des années 1970 et 1990, un enfant naît d’un amour qui défie toutes les frontières : un père Tutsi, issu de l’aristocratie ganwa de Muramvya, et une mère Hutu, survivante des massacres de 1972. Dans une société fracturée par les lignes invisibles de l’ethnie et de la mémoire, leur union est un acte de courage et de défi.

À travers le regard de l’enfant — devenu narrateur —, se déploie une fresque intime et historique : l’innocence des jeux dans les ruelles de Bwiza et de Ngagara, les rivalités d’une fratrie recomposée de plus d’une dizaine d’enfants, les douleurs muettes d’un deuil impossible, et l’ombre menaçante des violences de 1993, qui viendront tout briser.

Ce roman n’est pas seulement l’histoire d’un Burundi fracturé. C’est l’histoire de ce que l’amour fait aux frontières quand on l’écoute jusqu’au bout. C’est un récit universel sur la quête d’identité, la réconciliation avec ses origines, la transmission entre générations, et la résilience de ceux qui ont appris à être le fleuve plutôt que de choisir une rive.

PAR L'AUTEUR

Note d'intention

En décidant d’écrire Le chant des rives, j’ai consenti à pénétrer dans une malle enfouie au plus profond de ma mémoire, un coffre de voyage scellé par des décennies de silence. J’y ai trouvé des fragments d’enfance : des éclats de rire interrompus trop tôt, l’arôme du café de ma grand-mère, la poussière rouge qui se collait à nos sandales et à nos rêves, les regards pesants des adultes qui savaient, mais qui gardaient le silence.

Mon intention n’est pas de régler des comptes. Je veux simplement poser une pierre discrète, mais solide, dans le mur du silence. Un pont entre la souffrance et l’espoir. Une faille pour qu’un rayon de lumière, même vacillante, illumine les coins les plus sombres de notre mémoire collective.

« Écrire, c’est édifier un pont. Un pont entre les vivants et les disparus, entre les générations passées et celles à venir, entre ceux qui ont souffert et ceux qui doivent comprendre. »
— B. Claude Ntahuga, Note d’intention, 2026

Premières pages
EN AVANT-PREMIÈRE

Les origines familiales — Muramvya, les ibigabiro, les tambours sacrés, les intore. Le narrateur revient sur l’arbre généalogique d’une famille burundaise tissée entre tradition et modernité, et sur ces objets-emblèmes qui ont façonné son enfance.

Le mariage et les défis — L’union Hutu-Tutsi de ses parents au cœur des tensions sociales de Muramvya. Un chapitre charnière qui éclaire la genèse d’une identité métissée dans un pays sommé de choisir.

Les vacances manquées — Le sentiment d’être à part, le questionnement identitaire d’un enfant qui ne trouve pas tout à fait sa place ni sur l’une, ni sur l’autre rive. Un texte intime, à la fois tendre et lucide.

ALLER PLUS LOIN

Pour clubs de lecture & bibliothèques

« Quand l'Afrique contemporaine se vit sur deux rives : naître ici, grandir là-bas, refuser de choisir une seule appartenance. »

Identité & métissage

/ Thème du roman

« 1972, 1993 — comment dire ce que l'Histoire officielle peine à reconnaître ? Le roman tente de nommer sans réécrire. »

Mémoire des violences

/ Thème du roman

« Être en partance, même quand on est resté. Les cicatrices invisibles d'un déracinement qui ne dit pas son nom. »

Exil intérieur

/ Thème du roman

« Ce qui passe en silence, des aînés aux cadets : gestes, prières, peurs, fiertés, secrets aussi. »

Transmission familiale

/ Thème du roman

« Aimer par-delà les frontières communautaires, en pays sommé de choisir son camp — un geste qui se paie. »

L'amour, acte politique

/ Thème du roman

« Comment se réparer après l'inacceptable, et se tenir debout sans renier les morts. »

Résilience & reconstruction

/ Thème du roman

« Entre Burundi et Belgique : passer d'un univers à l'autre, et trouver les ponts plutôt que les murs. »

Dialogue interculturel

/ Thème du roman

« J'ai lu ton manuscrit d'une traite. Il m'a amusée, bouleversée, et m'a fait revivre un passé qui nous est commun à nous tous Burundais, mais qui est aussi unique à chacun. »

Marie-Louise Sibazuri

Ce livre, avec toutes les interrogations qu’il porte, m’a vraiment fait découvrir qui tu es. Et pas seulement toi, mais aussi tous ceux qui ont peuplé ton univers.

C’est avec des histoires comme la tienne que l’Histoire du Burundi, sur laquelle nous peinons à trouver un consensus, finira un jour par trouver ses assises. Merci de ta contribution. Et bonne lecture à tous ceux qui s’offriront le plaisir de te lire !

Marie-Louise Sibazuri

/ Écrivaine, dramaturge, chanteuse belgo-burundaise

PROCHAIN ROMAN · À VENIR

Kidal, point de rupture

Entre humanitaire et espionnage, dans un Mali sous tension où les alliances changent plus vite que les cartes, David van Artevelde avance sous couverture. Envoyé à Bamako, il observe, écoute, négocie. Il apprend à disparaître. Mais lorsqu’un journaliste touareg avec lequel il travaille est exécuté sous ses yeux dans le Nord, tout bascule.

Convaincu d’avoir été trahi par ses propres services, David commence à jouer un double jeu. Entre Bamako et Kidal, entre fidélité et trahison, l’humanitaire belgo-burundais devra choisir qui il est vraiment — et à qui il peut encore faire confiance.

Kidal, point de rupture est le premier volet d’un cycle romanesque africain nourri de l’expérience directe de l’auteur : Mali, Niger, Libye, Tchad, Afrique du Sud.